Looney Conteur de légende
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Posted: 06/12/2007 21:37:51 Post subject: Le voyage de Pelisse BELPAIR. Chapitre 2. |
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Chapitre 2 – Le Port de Samah.
Jamais voyage ne m’avait semblé plus passionnant.
Je fis la plus grande partie du trajet seule, mais il m’arriva toutefois de me joindre à une caravane marchande, pour traverser un désert. Respectant la loi des voyageur, je ne fis pas mention de ma destination, mais je guettais des allusions lors des contes offerts par les guides lors des rares veillées autour du feu. J’appris alors que les terres autour de Samah avait bien été le théâtre d’une guerre terrible, et qui aurait opposé des partisans draconniques à des chevaliers lumineux. Pourtant, les opinions semblaient très diverses, mais tous semblaient s’accorder à dire que si le conflit était éteint, de profondes cicatrices marquaient le pays et ses habitants.
Enfin, j’approchais du but, et la dernière partie du voyage devait s’effectuer par voie de mer.
Je négociais vite, mon passage sur un caboteur pourtant bien peu engageant, son équipage semblait peu aimable, mais il me semblait qu’ils ne l’étaient pas moins que la plupart des marins qui fréquentaient le Grand Port. Et puis, je ne pus trouver aucun autre navire qui alla à Samah.
Le voyage fut sans attraits, deux jours de mer formée et peu agréable, mais mes prières réussirent à faire s’éloigner la tempête qui nous menaçait. C’est avec soulagement que la vigie annonça « Terre en vue », la côte se dessina lentement, et bientôt, je pus apercevoir les premières fumées qui sortaient des cheminées de la taverne du port. Le capitaine du navire, soulagé tout autant d’avoir échappé à la tempête que de me voir quitter son bord, ne voulu pas être payé, je lui accordais alors la bénédiction de Bragon, et il partit rejoindre son équipage qui n’avait pas traîné à rallier le comptoir de la taverne.
La ville ne ressemblait pas à ce que j’en attendais.
On aurait dit un port d’escale, rien de la grande cité dont j’avais rêvé ces dernières semaines.
Je devais avoir l’air si perplexe qu’un autre capitaine me remarqua. Il se présenta comme étant le capitaine FRAGANO ??, et dissipa mes doutes : la cité de Samah était bien là , toute proche, seule une épaisse forêt la dissimulait aux yeux envieux des pirates. Je décidais donc de passer la nuit sur le port, et de ne pas tenter de traverser cette forêt par cette nuit sans lune.
L’auberge était de bonne tenue, l’équipage du navire qui m’avait menée jusqu’ici n’y logeait pas, ce qui me soulagea. Le propriétaire des lieux me conduisit lui-même à une chambre plutôt propre, mais de toutes façons, ma vie au Temple ne m’avait pas habituée à un grand confort.
« Voilà votre chambre, me dit-il, je sui s désolé de n’avoir pas mieux à vous proposer, mais depuis que ma fille a été enlevée, j’ai bien du mal à les garder toutes aussi accueillantes »
« Votre fille a été enlevée », m’étonnais-je, comme frappée de stupeur.
« Oui, une bien terrible histoire, un groupe de géants monstrueux est venu me l’arracher il y a quelques semaines. Personne n’a rien pu faire, et la pauvrette était tellement terrorisée, qu’elle ne se débattait même pas ! » Me dit-il, des sanglots ans la voix.
J’avais du mal à trouver des mots de réconfort, mais je l’assurais que Bragon veillait sans doute sur elle, et je lui promis de lui venir en aide. Mais la perspective de devoir me confronter à des géants sanguinaires me semblait bien au-delà de mes forces.
Le matin venu, le temps s’était mis au beau, et je pris le chemin de la ville sans plus attendre, par le sentier que l’on m’indiqua.
La forêt semblait paisible, bien que curieusement, mon instinct me soufflait de me tenir sur mes gardes. A peine avais-je fait quelques pas sous la frondaison, que des piétinements se firent entendre. Je sortis ma masse d’arme, craignant de voir surgir un animal quelconque, bien que je ne puisse rien apercevoir d’autres que des arbres et des bûches. Soudain, un violente douleur à la cuisse me fit faire volte-face, et je compris pourquoi je ne voyais pas d’animal : j’étais attaquée par des bûches !!!
Il s’agissait en fait d’êtres de petite taille, mais terriblement agressifs, leur corps semblait fait de bois moussu, et leurs bras, pareils à des branches grêles, me frappaient avec rage.
Je livrais bataille tout en reculant vers l’autre extrémité du sentier, mais les petits agresseurs redoublaient d’attaques, et je fis appel à la bénédiction de Bragon pour m’insuffler l’énergie suffisante pour leur faire face. A peine ceux-là à terre, que d’autres piétinements se firent entendre, les bois devaient en être infestés, et je pris mes jambes à mon courant à en perdre haleine vers les hautes portes qui venaient de m’apparaître, en direction de la ville.
Grâce à Bragon, elles n’étaient pas fermées, et, toujours courant, je les franchis, harassée, pour m’écrouler sur des pavés disjoints. Complètement hors d’haleine, je vis deux gardes tirer quelques flêches en direction des mes agresseurs qui ne demandèrent pas leur reste. Puis, l’un des gardes vint vers moi, pour m’aider à me relever, pensais-je !
« Le port des armes n’est pas toléré en ville ! » hurla-t’il !
« Rangez votre arme ! » Je ne comprenais pas à qui il parlait, et dans ma course, j’en avais oublié la masse d’arme maculée de sève et d’écorce que je tenais à la main.
Soudain, le garde sorti son épée, et les ténèbres se refermèrent sur moi avant qu’une dernière prière ne put franchir mes lêvres. Je sombrais dans un puit profond, et proie à la plus intense perplexité ! ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ Que mille muses chantent à jamais vos exploits. |
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